Vendredi 31 Mars 2006
Ne dites pas  "pallier aux difficultés" mais "pallier les difficultés".
Pallier est un verbe transitif qui demande un complément direct.

C'est par confusion avec le verbe
remédier  -  "porter remède à" que certains, à tort, disent ou écrivent "pallier à".
On remédie à un mal, à une difficulté, mais on pallie un mal ou une difficulté.


Source :  Je connais mieux le français [Texte imprimé] : barbarismes, homonymes, pléonasmes / Maurice Rat ; ill. Lucien Meys. - Verviers : Gérard et Cie, cop. 1963. - 158 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 12 cm. - (Marabout-flash ; 134)
Vendredi 24 Mars 2006
... de panurge :)



(un de perdu, dix de perdus)

© Reka
publié par Reka dans: Humour
Lundi 20 Mars 2006
[Coup de gueule]

Je trouve foutrement ingrat de faire de l'intellectualisme avec l’Art.

Sont ridicules les faits de se borner à décrire des oeuvres, à les ranger dans des courants, des styles, à chercher à les interpréter.
Les historiens d'art qui analysent des oeuvres à titre posthume ne sont, pour moi, que spécialistes en dénaturation de l'Art.

Parler d’art, c'est comme parler d'amour et de sentiments : c'est indélicat, puisque finalement, quand tout est dit ou du moins, quand on a essayé de tout dire, la magie n'est plus.
L'Art, c'est comme l'Amour, ça ne se dit pas, ça se VIT.

Et ils m'emmerdent avec leurs foutues classifications et ces pseudo-connaissances qu'ils essayent de légitimer/d'imposer en partant de l'ineffable aérien vers le rationnel-concret-scientifisable-positif...

Oui, d’accord, les rassemblements d’artistes, les mouvements picturaux ont bel et bien été et n'ont pas eu besoin de ces scientifiques-là pour se ranger ; oui, ils ont conçu leur popote tout seuls et ont eux-mêmes théorisé le fruit de leur créativité.

Mais l'Art n'est pas une science : l'Art, c'est l'Art.

Ces grosses têtes, (celles qu’on appelle « l'élite ») qui parlent avec ce dédain et cet infect surplus d'assurance… .......... étaient-ils dans la tête Michel Ange, Van Gogh, Murillo ou David?

Dire merci à Duchamp et aux concepteurs de l'art conceptuel...
Et merci de quoi, je vous prie ?

D’avoir réussi à en dégoûter certains littéralement de ce qu'ils appellent l'Art en accumulant des connaissances qui sont le fruit de réflexions prétendument philosophiques?

S’ils voyaient les ready-made de Duchamp et son incomparable, extraordinaire… que dis-je TRANSCENDANTE "Fountain", combien s’en retourneraient dans leur tombe, je vous le demande?...

Moi non plus, je ne me remets pas des horreurs qu’on peut bien réaliser au jour d’aujourd’hui.

On pointe un percolateur du doigt, on dit que c’est de l’Art, et ça devient de l’Art.
Le tout, c’est juste de savoir baratiner et de faire de la dentelle avec ce qui n’en est pas.

Je démissionne. J’emmerde - et royalement! - l’intellectualisme superflu et ses nuances lilliputiennes.

Le monde se passera de moi en tant qu’historienne d’art.
Je suis une artiste. Pas une érudite sectaire.
Merci.


[/Coup de gueule]
 
publié par Reka dans: Humeurs
Mercredi 15 Mars 2006
"Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part", d’Anna Gavalda :


Les personnages décrits par Anna Gavalda sont de ceux que l'on peut croiser tous les jours. Elle les met en lumière avec un humour délicieux et obtient ainsi un savoureux mélange de simplicité, de merveilleuses et tragiques vérités quotidiennes. Les personnages de ses 12 nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains.


Je suis déçue : en fin de compte, c'était beaucoup de bruit pour pas grand chose.

J'imaginais qu'il s'agissait d'une analyse romancée de tant d'individus qui voudraient "qu'on les attende quelque part...", je m'attendais à l'inaboutissement de ce rêve, qui s'en ressent, il faut le dire, fréquemment inassouvi. Mais non. Ce sont des histoires plates, avec des gens trop "humains", qui courent encore aux plaisirs de la chair.
J'aurais espéré moins de faits, davantage de psychologie, et surtout, une plus grande focalisation sur la solitude en tant que telle ; une narration du mal qui s’en ressent, pas des "vulgaires" moyens qu'on emploie pour y remédier…
 
(...Ce n'est qu'une question de point de vue :) )


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"Même le crottin de dahu n'atteint pas la recherche documentaire"
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